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Attention ! Le chemin au niveau de Faleyras est déconseillé aux promeneurs du 1er octobre au 20 novembre (présence de palombière).

Entre Créon et Rauzan se trouve l’abbaye de La Sauve-Majeure, édifiée entre le XIe et le XIIIe siècle.  Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO  au titre du bien en série des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce chef d'œuvre d’art roman, célèbre pour ses chapiteaux, nous envoûte par ses témoignages d’architecture religieuse à ciel ouvert. Le chemin traverse de nombreux villages de l’Entre-deux-Mers, leurs églises romanes et gothiques et leurs curiosités comme le dolmen de Curton aux gravures énigmatiques. Fin de l’étape au pied du château de Rauzan ou en haut de son spectaculaire donjon.

étape     25,5 km
Créon - Rauzan

Créon

Créon est la première bastide que vous rencontrerez sur votre chemin. Au nombre de huit en Gironde, les bastides du Sud-Ouest sont de véritables petites villes et villages fortifiés. Elles voient le jour entre le XIIIe et le XIVe siècle grâce notamment aux échanges commerciaux entre la Gascogne et le nord de l’Europe. 

 

En 1315, Amaury III de Craon, sénéchal de Guyenne pour le roi d’Angleterre Edouard II, crée la bastide de Créon, au carrefour des chemins de Bordeaux et Libourne.

Les bastides tirent leur particularité de leur plan géométrique autour d’une place du marché, ici la Place de la Prévôté.

l'abbaye de la sauve-majeur

Bâtie à un emplacement stratégique, sur les chemins de Compostelle pour y accueillir les fidèles pèlerins et croisés, l’abbaye bénédictine de la Sauve-Majeure (étymologiquement sylva major, grande forêt) date des XIIe et XIIIe siècles. Cet ancien lieu sacré est un témoignage précieux de l’art roman.

 

À l’époque, l’abbaye jouit d’un grand prestige et abrite à son apogée 300 moines. Riche et privilégiée, la Sauve-Majeure suscite convoitises et révolte. Elle subit des dégâts pendant la guerre de 100 ans et les guerres de religion. Néanmoins, son déclin est lent, ces richesses ne seront confisquées qu’à la Révolution. Elle deviendra ensuite une prison puis une école normale d’instituteurs. Le joyau architectural girondin est alors laissé à l’abandon, exploité pour ses pierres et pillé de ses trésors avant d’être classé en 1840 aux monuments historiques.

 

Depuis, ses ruines, vestiges d’une époque prospère, ont gardé quelque chose de sa splendeur et se visitent.

Ecoutez le podcast sur la Sauve-Majeure: 

L'énigmatique dolmen de curton

L’énigmatique dolmen de Curton est un type particulier de dolmen appelé une allée couverte, c’est un dolmen démesurément long composé d’une chambre unique construite au Néolithique.

 

Cette allée typique d’Aquitaine aurait eu le rôle d’allée funéraire, une fosse délimitée par des pierres dressées. L’abbé Labrie y opéra des fouilles en 1904 et en dégagea des ossements humains ainsi que du mobilier funéraire.

 

La dalle de chevet présente de mystérieuses gravures qui pourraient être des représentations du soleil et d’un fer à cheval.

le château fort de rauzan et la grotte célestine

Le château de Rauzan construit à partir des années 1310-1350, à la demande du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, a été complété et remanié aux XVe et XVIe siècles. On accède à la forteresse entourée de murailles par un pont. Le donjon, l’élément le plus spectaculaire, était une tour purement défensive comportant quatre étages. Du haut des 31 mètres du donjon, profitez de la vue spectaculaire sur le village.

 

Sous Rauzan, coule l’unique rivière souterraine aménagée de Gironde. A vos casques et lampes frontales ! Partez en mode “spéléo” à la découverte de la grotte Célestine. Découverte en 1845 au fond d’un puits, elle se visitait à l’époque , comme le témoignent de vieilles cartes postales, à la bougie. Au tout début elle n’était accessible que depuis la chambre d’une Rauzannaise prénommée Célestine.

 

C’est la raison pour laquelle, de « grotte aux torrents » au début, elle est aujourd’hui appelée  « grotte Célestine ».

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Les histoires d'Amadour

METTEZ VOS PAS DANS LA LEGENDE

 La Sauve  :

 

Écoutez ce qui se disait sur les chemins au Moyen-âge : — non loin de Bordeaux, entre la Gironde et la Dordogne s’étend une contrée, appelée, de sa situation « l’entre deux mers », l’une des plus fertiles et plus plantureuses du royaume — .

 

Là se trouvait une forêt vaste, haute, épaisse à l’aspect sauvage qui portait le nom de Grande Forêt (Sylva Major). Au centre se trouvaient les ruines d’un ancien château, avec un vieil oratoire dédié à la Sainte Vierge.

 

C’est là que le vieux moine Gérard de Corbie, revenant d’un voyage en Terre Sainte, décida de s’installer avec l’aide du duc d’Aquitaine, pour y fonder la magnifique abbaye de la Sauve-Majeur sous la protection de la Vierge.

 

On disait également que, beaucoup plus tard, la puissante duchesse d’Aquitaine, Aliénor, aurait voulu fonder un ordre de chevalerie pour défendre la belle abbaye et ses pèlerins.

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Hébergement étape 8

HEBERGEMENTS

Pour de plus amples renseignements sur les hébergements : 

Office de tourisme Entre-deux-Mers Tourisme - 05 56 61 82 73 

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