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Jonction
vers Le Buisson

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Ici la forêt est omniprésente. Les bois occupent les pentes des vallons et les terrains maigres du plateau, contribuant à la mosaïque paysagère très diversifiée de ce coin du Périgord. Les feuillus dominent, notamment le chêne pédonculé, le châtaignier et le chêne rouvre. Le pin maritime occupe également une place importante dans les  peuplements mélangés et  les futaies de conifères, de la forêt de la Bessède.

étape     12km
Saint-Avit-Senieur - Cadouin

Saint-avit-senieur
et Molieres

L’intérieur de l’église abbatiale de Saint-Avit-Sénieur est remarquable par bien des aspects. Les peintures murales qui reposent essentiellement sur un treillis décoratif, proposent un faux appareil allongé avec au centre de petites fleurs à cinq pétales.

 

Mais ce sont surtout les trois tentures peintes ornant les quatre arcs de la deuxième travée qui retiennent l’attention. Ces motifs sont exceptionnels, tout comme le Saint Christophe portant le Christ, peint sur le pilier entre la 1ère et la 2ème travée. 

 

Quelques kilomètres plus loin, nous traversons une autre bastide, construite dans les mêmes conditions que celle de Beaumont. Toutefois, des caractéristiques notables différencient ces deux cités. Molières ne s’est pas développée au même rythme que sa voisine ; la place centrale est inachevée : il n’y a qu’une cornière, celle de la maison du bayle. On ne distingue pas non plus de fortifications. Le parti retenu à l’époque avait été de laisser la défense du site au château fort construit (mais jamais achevé) en bordure du village.

 

En 1316, Guilhem de Toulouse, sénéchal du Périgord pour Edouard II d'Angleterre, choisit Molières comme base de son pouvoir et décide d'y construire son château.  Les épaisses murailles ont perdu leur couronnement mais gardé les chemins de ronde. La petite tour du XIVème siècle de par sa taille ne devait pas être le donjon d’origine. Elle a pu servir de prison.  Dès l’origine, Molières rencontra un problème de peuplement lié au mauvais transfert de population avec les seigneuries voisines. Les limites territoriales imprécises, et l’insécurité du site ne favorisèrent pas l’expansion de la petite cité. Les sièges répétés durant la guerre de 100 ans et l’intervention de Montluc pour y déloger les protestants durant les guerres de Religion, infligèrent des dommages considérables à la bastide.

L’église a la particularité d’être située à l’extérieur de la bastide. La ville n’ayant à  l’origine pas de fortification, l’église fut fortifiée pour soutenir un siège avec des chambres de défense, un chemin de ronde permettant de communiquer de la tour Nord à la tour Sud, détruite au XIXe siècle.

CADOUIN

Le village de Cadouin, prochaine étape sur le chemin, a connu un développement tout autre. Construit autour d’une abbaye cistercienne prestigieuse, ce village vécut au rythme des vicissitudes d’un édifice qui attira bien des convoitises. Il garde encore en mémoire la dévotion des pèlerins de toutes conditions, venus en foule adorer le Saint Suaire, relique insigne et unique dans le monde chrétien. 

 

Nous n’aborderons que les circonstances de sa fondation et l’importance du pèlerinage lié à la présence du Saint Suaire. Géraud de Salles, né vers 1050, vraisemblablement à proximité du futur village de Cadouin, est à l’origine de la fondation de l’abbaye. Préalablement, il en avait reçu les terres des mains du célèbre Robert d’Arbrissel, fondateur de l’abbaye de Fontevrault, venu prêcher à Périgueux. Géraud de Salles est un homme d’exception : à lui seul, il a fondé plus de quinze établissements religieux, dont Chalard, Dalon, Grandselve etc.

Si les contacts avec les cisterciens sont avérés dès l’origine de l’abbaye, son affiliation à l’ordre de Cîteaux et sa soumission à l’abbaye-mère de Pontigny, en Bourgogne, n’interviennent qu’entre 1199 et 1201.

En 1154 l‘église est consacrée. La première mention du Saint Suaire  remonte à 1214.

La légende raconte que le Saint-Suaire fut dérobé au lendemain de la Passion du Christ, par un juif converti. Après être resté dans sa famille durant cinq générations, le précieux linge tomba aux mains du calife Muawiya Ier. Cet ancien secrétaire de Mahomet et fondateur de la dynastie sunnite des califes Omeyades, jeta le linceul au feu afin de déterminer qui serait son propriétaire. Le tissu s’éleva au-dessus du bûcher et retomba sur la tête des chrétiens, tranchant ainsi la question. Il fut ensuite récupéré à Antioche lors de la Première croisade (1096-1099), et transporté en Périgord. La première église où se trouvait le suaire fut détruite par un incendie, mais il fut miraculeusement épargné par les flammes et remis aux moines de l’abbaye de Cadouin en 1117.

 

Les pèlerinages reprendront au XIXè siècle avec un succès sans cesse grandissant (plus de 10 000 pèlerins par an sous le Second Empire). Mais, au début du XXème siècle, une expertise scientifique du tissu apporte la preuve qu’il s’agit d’une étoffe du XIème siècle. Les pèlerinages cessent immédiatement. L’abbaye a bénéficié de nombreuses restaurations dont celle du magnifique cloître du gothique tardif. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et est située sur les chemins de Saint-Jacques.

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Les histoires d'Amadour

METTEZ VOS PAS DANS LA LEGENDE

Selon la légende, la reine Blanche fut enfermée dans le donjon, où elle mourut empoisonnée. Mais qui était-elle ? Ce serait Blanche de Bourbon, petite-fille d’Alienor d’Aquitaine et femme répudiée du Roi de Castille, Pierre le Cruel. Il l'aurait envoyé chez un allié à Molières. Après avoir suivi un "des chemins de la reine Blanche", elle aurait été emprisonnée dans la forteresse de Molières, puis précipitée dans le puits  avec ses bijoux. Des chaînes ont effectivement été retrouvées au fond du puits mais pas les bijoux...

 

 

 

Vous qui arrivez sur les chemins au pays de Cadouin, vous devez savoir que vous êtes sur un des grands lieux de pèlerinage du Moyen Âge. On raconte que les chevaliers périgourdins avaient ramené de la première croisade un linge sacré, qu’on disait être le Saint-Suaire, le linge qui aurait recouvert le visage du Christ. Le Saint Suaire attira des milliers de pèlerins venus de toute l’Europe vers l’abbaye de Cadouin. Le méchant Simon de Montfort venu tuer et brûler ceux qu’on appelait les « hérétiques Cathares » lors de la croisade contre les Albigeois vint exprès en Périgord pour prier et se mettre sous la protection du Saint Suaire de l’abbaye de Cadouin. Il allait en avoir besoin, le Périgord abritait de nombreux partisans des Cathares.

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HEBERGEMENTS

Hébergements étape 15

Voir les hébergements Rando Etape Périgord sur le chemin

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