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En tournant le dos à la vallée de la Dordogne, les espaces boisés apparaissent sur les coteaux, percées sur les hauteurs par des clairières agricoles. Peu à peu le causse au sol calcaire se fait plus présent. La frontière géologique passant du calcaire du Crétacé au calcaire du Jurassique est visible à travers les nombreux murets et cabanes de pierre sèche, témoins de l’étendue passée des cultures. Le relief collinaire est affirmé, les coteaux sont abrupts et boisés. Truffières et noyers ponctuent le paysage.

étape     18km
Saint-Julien-de-Lampon- CARLUX - Souillac

 carlux

En vis-à-vis de Fénelon, mais de l’autre côté de la Dordogne, se dresse le village fortifié de Carlux. Nous sommes ici sur l’ancien fief des vicomtes de Turenne.

 

Les ruines des remparts et les restes des tours d ‘entrée et du donjon de l’ancien château,  montrent une partie du cadre de vie de Marguerite de Turenne au XIIIème siècle. Forteresse anglaise durant la guerre de Cent Ans, elle sera démantelée en 1481 par Raymond de Salignac sur ordre de Louis XI. Mais le donjon, qui avait été épargné, servit de repère aux calvinistes un peu plus tard. Les vestiges actuels présentent trois terrasses : au sud, les fouilles archéologiques ont dégagé l’assise d’un donjon roman ; au centre, le pied d’une tour. Trois pans de murs enserrent une terrasse plus petite, avec une vue panoramique à l’Ouest. Le coucher du soleil offre une luminosité et une chaleur exceptionnelles. Au nord : accès à l’extérieur par une porte au pied de la tour. (Vestiges inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1927) 

 

Autour des ruines de la forteresse, maisons en pierre et ruelles forment un bourg typiquement périgourdin. Vous admirez en passant la cheminée gothique de forme octogonale dite « Sarrasine » du XIVe siècle, la Halle, du XIXè siècle, et l’église «Sainte-Catherine » du XIVe siècle avec Piéta polychrome du XVIIe siècle. 

SOUILLAC

Plus que quelques kilomètres pour arriver dans le Lot, entrée qui se fait au fond d’un bois, avant d’arriver dans la petite ville de Souillac.

 

Au cours du Moyen Age, le bourg monastique se développe autour de trois voies principales. Il est fermé par une enceinte, percée de cinq portes et accède rapidement au rang de ville.

 

En 1253, le doyen du monastère accorde une charte de coutumes sous la pression d’une puissante bourgeoisie qui contrôle le trafic fluvial entre le haut pays et la côte atlantique. Souillac est occupée par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans puis devient la cible des protestants au moment des guerres de Religion. Le monastère est alors totalement ruiné, le clocher de l’église paroissiale éventré.

 

Au XVIIe siècle, les moines bénédictins de saint Maur relèvent l’église abbatiale et les bâtiments de leurs ruines.

 

La ville prend son aspect moderne à la fin du XVIIIe siècle avec la démolition de l’enceinte et l’ouverture de la route royale. Sur la Dordogne, à la descente, les gabariers venus d’Argentat font halte à Souillac, au port de Larroumet. Ils déposent leur cargaison de merrains (cœur de chêne) pour la tonnellerie et de carassonne (piquet  de châtaignier) pour la viticulture. A la remonte, ils déchargent le sel marin, le poisson séché, les épices et le vin au port des Cuisines.

 

L’arrivée du chemin de fer et la construction du pont routier par Louis Vicat au XIXe siècle, continuent à favoriser le négoce, condamnant ainsi le trafic fluvial.

 

Rejoignons l’abbatiale. C'est par sa partie la plus ancienne que l'on entre dans l'édifice, à savoir la tour-porche, héritée de la première petite église carolingienne dans laquelle furent retrouvées lors de fouilles, une trentaine de sépultures datant du XIIIème au XVème siècle. A l'intérieur, la nef unique est voûtée d'une file de coupoles et surprend par son volume et son austérité. Cette sévérité apparente contraste avec la richesse des éléments sculptés de l'ancien portail monumental. Le trumeau, richement orné, nous présente trois scènes, dont une représentant le sacrifice d'Isaac. Au-dessus, le magnifique “tympan” est consacré au miracle de Théophile, entouré de saint Pierre et d’un saint qui pourrait être saint Benoît. Mais c'est la figure du prophète Isaïe qui orne la droite de la porte qui fut qualifiée de "chef d'œuvre de Souillac" par le dynamisme de sa pose et la vivacité de son expression.

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Les histoires d'Amadour

METTEZ VOS PAS DANS LA LEGENDE

On raconte qu’au Moyen-Age, le pays de Carlux fut le théâtre d’une singulière histoire. Un homme avait été capturé, on ne sait pour quelles raisons, et il fut condamné à être pendu. Mais comme le vicomte de Turenne ne s’entendait pas avec le seigneur Geoffroi de Pons, on alla pendre, par pure provocation, le condamné aux « fourches » (au gibet), d’Eyvigues et sur les terres qui appartenaient au seigneur de Pons. De colère, le seigneur qui avait été provoqué, et ses hommes, décrochèrent le cadavre, mais pour aller le re-pendre, cette fois après les « fourches », du vicomte de Turenne à Carlux… Mais les gens du vicomte décrochèrent à nouveau le corps pour aller le rependre chez le seigneur de Pons. Celui-ci, furieux, monta à cheval avec ses hommes pour aller ravager la terre de son voisin, et des plaintes furent déposées des deux côtés devant le parlement de Paris. Finalement, les deux seigneurs furent condamnés. 

 

Quelque temps plus tard, on dit que le roi Philippe le Bel demanda à trois consuls du village de Carlux de se rendre jusqu’à Angoulême pour participer au jugement des templiers. Peut-être que la réputation de justice «expéditive » des gens de Carlux était arrivée jusqu’aux oreilles du roi…

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HEBERGEMENTS

Hébergements étape 20
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